Options Chronicle N°5

“The trend is your friend, except at the end when it bends.” – Ed Seykota –

Il y a encore quelques semaines, la plupart des intervenants de marché continuaient à voir s’empiler les trimestres de hausse des indices, bercés par les discours rassurants d’économistes de l’Ecole de pensée Goldilocks Economy, et aidés par les tripatouillages incessants des autorités depuis 2008, visant à supprimer la notion de marché libre. Mais depuis que les vendeurs ont retrouvé un semblant de dignité avec la correction de début février, la prise en compte de la volatilité n’est plus une option dans le choix d’un support d’investissement.

La stratégie bipolaire qui prévalait jusqu’à fin 2017 (risk on = achat du S&P 500, risk off = repli sur les bons du Trésor US) semble être remise en cause depuis ce début d’année. Serait-ce un dégât collatéral causé par l’interventionnisme forcené des banques centrales sur les marchés de taux ? La suite des événements nous éclairera peut-être.

A noter que l’évolution à contre-courant du marché obligataire US s’est faite en l’absence de sell-off généralisé… on peut donc se demander si cet airbag financier séculaire n’est pas durablement hors-service.

En terme de résilience, le comportement de l’or et du pétrole est plus intéressant que celui des T-Bonds, même en l’absence de dividendes sur ce type d’actif, comme l’indique le graphique ci-dessous :
Comparatif

En parallèle, une étude récente indique que la Russie poursuit sa politique d’achats d’or physique entamée en 2007, indépendamment de la hausse des marchés financiers mondiaux : en faisant passer ses réserves de 400 à 1800 T, la Russie cherche à échapper aux risques d’un monde dont les échanges commerciaux sont encore libellés en dollars.

Peu après la fermeture de la fenêtre de l’or par Nixon en 1971, son Secrétaire au Trésor de l’époque, John Connally, avait benoitement déclaré au reste du monde : « Le dollar est notre devise, mais c’est votre problème. ». En bon joueur d’échecs, Poutine applique méthodiquement une stratégie de diversification décidée de longue date, visant ni plus ni moins à se ménager une sortie de secours hors de la zone dollar, pour éviter que les problèmes de cette devise ne deviennent trop ceux de la Russie :
Russia_gold

Nous allons adopter la même stratégie que M. Poutine, en nous positionnant sur SPDR Gold Trust (NYSEARCA : GLD), un fonds de 34.9 milliards de capitalisation, dont la vocation est d’acheter de l’or physique au gré de l’émissions de nouveaux titres.
La trajectoire actuelle des cours de l’or est sans réelle tendance, GLD cotant $124.20 à ce jour, mais rien ne nous empêche d’encaisser du temps en attendant mieux…
GLD_graph
 

STRATÉGIE

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Catégories : The Chronicle

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